L’état de droit à une époque de terreur ou de peur 

Me. Dennis Edney, conférence à McGill School of Law
Me. Dennis Edney, conférence à McGill School of Law

L’état de droit à une époque de terreur ou de peur

Conférence donnée en anglais avec support visuel en français

Dennis Edney a passé plus d’une décennie à défendre les intérêts d’Omar Khadr, le plus jeune prisonnier et le dernier ressortissant occidental à être libéré de la prison de Guantánamo Bay. Omar, un citoyen canadien âgé de 15 ans au moment de sa capture par les forces américaines en Afghanistan, est la première personne poursuivie par une commission militaire pour crimes de guerre présumés qu’il aurait commis alors qu’il était encore enfant.

La ténacité de Me Edney est notable. Ses actions et interventions insistantes ont dû être ressenties comme une épine au pied par gouvernement canadien qui a continué de maintenir qu’Omar est un dangereux terroriste. Me Edney est resté ferme en soutenant sans cesse qu’Omar est victime d’un système créé à Guantánamo pour justifier l’usage de la torture, des violations massives des droits de la personne, d’usage de preuves secrètes et de procès illégaux. Il soutient que le gouvernement canadien a été complice des violations systématiques et flagrantes sur l’un de ses propres citoyens en omettant d’exiger que les États-Unis respectent les lois internationales.

Voici quelques-uns des gains juridiques de Me Edney (à côté du co-conseil Nathan Whitling) : le rapatriement d’Omar au Canada, trois succès devant Cour suprême du Canada concernant la violation des droits légaux d’Omar et, plus récemment, la confirmation de la libération sous caution d’Omar tandis que sa condamnation par commission militaire est en appel aux États-Unis. Me Edney et Me Whitling ont assuré la défense d’Omar sur une base essentiellement bénévole, et ont puisé dans leurs propres économies pour couvrir les frais.

Lors de sa conférence, Me Edney qui s’exprimera en anglais, entretiendra l’auditoire de l’importance de la primauté du droit dans une période d’insécurité, exacerbée par les tenants de la politique centrée sur la lutte contre le terrorisme et le crime; nous verrons comment le climat de peur et d’insécurité, post-11 septembre, a été exploité pour justifier les violations des droits de la personne au nom de la sécurité nationale. Cela a conduit à un débat intense sur l’endroit où se trouve l’équilibre entre la primauté du droit, les droits de l’homme et les libertés civiles d’une part et de la sécurité de l’autre. Me Edney soutient que si nous ne retrouvons pas un équilibre convenable, notre État dit de droit pourrait glisser vers le non-respect du droit. Il faut analyser cette affaire au-delà de la négation du droit derrière les murs de Guantánamo.

INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES

Me Edney a reçu de nombreux prix et distinctions dont le Prix national Pro Bono (2008), la Médaille des droits de l’homme du lieutenant-gouverneur de la Colombie-Britannique (2009), le prix Gerald L. Gall du John Humphrey Centre for Peace and Human Rights (2013), le Winnipeg Citizens Award (2014), le Paul Harris Fellowship du Club Rotary du Canada (2014) et plus récemment une place parmi les 25 avocats les plus influents du Canada par le Canadian Lawyer in Criminal/ Human Rights Law (2015).

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