Torture et détention illégale d’Omar Khadr

ATTENTION

Ces images peuvent choquer

Les faits sur l’attaque américaine de l’édifice ou résidait Omar :

  • La première explosion, lancée par les États-Unis, a rendu Omar inconscient, avec l’œil gauche anéanti et l’œil droit aussi touché par des éclats de shrapnel, de même qu’une cheville brisée;
  • Un soldat américain, atteint par une grenade de son propre camp (friendly fire), est mort peu après l’attaque.

Après l’attaque de 4 heures – Tentative américaine pour tuer un enfant innocent et pour masquer des crimes de guerre en blâmant faussement Omar, âgé de 15 ans :

  • 
Des soldats américains tirent deux fois sur Omar dans le dos après l’avoir trouvé inconscient et mourant sous les décombres de l’édifice;
  • 
Le second survivant de l’édifice a été tué à bout portant dans la tête;
  • Les américains ont altéré le rapport d’enquête pour affirmer qu’Omar était le seul survivant du bombardement et était responsable de la mort du soldat américain tué par une grenade. Après 6 ans, la vérité a été révélée lorsque le rapport d’enquête original a été accidentellement rendu public lors d’une conférence de presse. (Voir notre page « Fait »)

 

Bombardement de 4 heures avec 2000 livres de missiles par l’armée américaine sur la maison où était Omar Khadr (2002-07-27)
Bombardement de 4 heures avec 2000 livres de missiles par l’armée américaine sur la maison où était Omar Khadr (2002-07-27)
Les premiers coups laissent Omar Khadr inconscient (2002-07-27)
Les premiers coups laissent Omar Khadr inconscient (2002-07-27)
Les blessures de sortie d’Omar, provenant de coups de feu dans le dos, lorsqu’il a été trouvé dans une position sans défense. Des soldats américains ont tiré sur Omar lorsqu’ils l’ont trouvé sous les décombres de l’édifice bombardé, caché contre un mur.
Les blessures de sortie d’Omar, provenant de coups de feu dans le dos, lorsqu’il a été trouvé dans une position sans défense. Des soldats américains ont tiré sur Omar lorsqu’ils l’ont trouvé sous les décombres de l’édifice bombardé, caché contre un mur.
Omar Khadr torturé lorsque qu’il reprend conscience dans son lit d’hôpital à Bagram. Le Shrapnel avait déjà rendu son œil gauche aveugle en permanence. Omar a été immédiatement interrogé quand il a repris conscience, sérieusement blessé, dans son lit d’hôpital à Bagram.
Omar Khadr torturé lorsque qu’il reprend conscience dans son lit d’hôpital à Bagram. Le Shrapnel avait déjà rendu son œil gauche aveugle en permanence. Omar a été immédiatement interrogé quand il a repris conscience, sérieusement blessé, dans son lit d’hôpital à Bagram.
Omar, âgé de 15 ans, suspendu par les poignets à Bagram, grièvement blessé, pendant des heures, quand il ne donnait pas les réponses qu’ils voulaient
Omar, âgé de 15 ans, suspendu par les poignets à Bagram, grièvement blessé, pendant des heures, quand il ne donnait pas les réponses qu’ils voulaient.
Omar, âgé de 15 ans, suspendu par les poignets à Bagram, grièvement blessé, pendant des heures, quand il ne donnait pas les réponses qu’ils voulaient.
Omar, âgé de 15 ans, suspendu par les poignets à Bagram, grièvement blessé, pendant des heures, quand il ne donnait pas les réponses qu’ils voulaient.

…lorsqu’Omar a été transféré à Guantánamo, la torture a continué…


 

Omar Khadr à Guantànamo
Omar Khadr à Guàntanamo
« C’est ce que je vous ai dit, la vérité. Vous n’aimez pas la vérité ».
— Omar A. Khadr

Omar Khadr interrogé alors qu’il était enfant par l’Agence canadienne de renseignements à Guantánamo

Espoir pour Omar Khadr, maintenant âgé de 16 ans. Espoir que les Canadiens sont venus pour le sauver des mauvais traitements des Américains. Mais cet espoir est rapidement déçu. Il subit leurs tortures mentales, lorsqu’il ne donne pas les réponses qu’ils veulent entendre. Le traitement d’Omar à Guantánamo Bay s’est aggravé après le départ des Canadiens, alors qu’on l’enferme en isolement dans le froid pendant des mois.

Interrogatoire d’Omar Khadr, âgé de 16 ans

Omar Khadr (à peine 16 ans), pleure sans arrêt, les mains sur le visage et dans les cheveux, et appelle sa mère pour le sauver de ses tourments. « Ya Ummi, Ya Ummi (Oh Mère, Oh Mère) », gémit-il à maintes reprises, de façon obsédante, après chaque inspiration. Les enregistrements de surveillance, diffusés par la défense de Khadr, le montrent laissé à lui-même dans une salle d’interrogatoire de Guantánamo Bay, pour une »pause » après qu’il ait tenté de se plaindre à des officiers du CSIS (Canadian Security Intelligence Service) au sujet de sa santé fragile, due à un suivi médical insuffisant. Ignorant ses plaintes et essayant de lui tirer de faux aveux, les officiers sont frustrés par les larmes du jeune de 16 ans et lui disent de se ressaisir avant qu’ils reviennent de leur pause. « Vous ne vous préoccupez pas de moi. Personne ne fait attention à moi », sanglote-t-il à leur endroit. L’enregistrement montre comment les officiers ont manipulé Khadr en lui faisant croire qu’ils l’aidaient parce qu’ils étaient aussi Canadiens et comment ils l’ont nargué avec la perspective d’un retour au foyer (Canada), de (bonne) nourriture, et de réunion familiale. Khadr, un Canadien, a été mis en prison aux États-Unis à l’âge de 15 ans, il a été torturé et on lui a refusé des soins médicaux parce qu’il ne voulait pas avouer qu’il faisait partie d’al-Qaeda, même si on lui avait tiré dans la poitrine deux fois et avait des éclats de shrapnel dans les yeux et dans l’épaule droite. Par suite, l’œil gauche de Khadr est aveugle en permanence, la vision dans son œil droit va en se détériorant, il développe des douleurs sévères dans l’épaule droite lorsque le temps est froid, et il souffre de cauchemars extrêmes. Il a été incarcéré à Guantánamo Bay de 2002 à 2012, a subi des interrogatoires extrêmement durs et des tortures.